Le Bandonéon, son histoire...
Avant de parler du bandonéon, il est plus judicieux de parler de son "père" le symphonium, né en Angleterre, vers 1825.
Il s'agit d'une boîte allongée renfermant des anches libres, une sorte d'harmonica à touches où il suffit d’insuffler de l'air. Sir Charles Wheatstone a l'idée de lui adjoindre un soufflet. Le symphonium prend alors le nom de concertina vers 1839, alors que 10 ans plus tôt naît l’accordéon à Vienne. Mais le vrai père du bandonéon est Carl Friedrich Uhlig. Son instrument comporte un soufflet et deux claviers. Construit selon le système diatonique (un son en poussant, un son en tirant), il est sans accords. L'appellation "bandonéon" devient définitive en 1856 lorsque sont construits des modèles plus perfectionnés allant jusqu'à 78 tons. De nos jours, le bandonéon est de 220 tons. Le bandonéon est partout en Allemagne, il est alors perfectionné et utilisé pour accompagner les chants dans les églises. Des photos anciennes montrent des sociétés défilant dans les rues pour les fêtes en jouant de cet instrument. Il existe toujours des sociétés de bandonéon dans les régions de Saxe, Basse-Saxe et de Thuringe (d’où il est originaire).
Bien que né en Allemagne, cet instrument est devenu en Argentine l'instrument national grâce aux émigrants allemands partant pour ce pays au XIXème siècle. Les premiers musiciens qui l'adoptent sont Domingo Santa Cruz et Pedro Avila en interprétant des milongas (premiers tangos).
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